La Liasse.

L'archive des billets de l'Improvisiblog s'enrichit une fois par mois.

Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Mises en commun

Posted by Phloem sur 20 mai 2010

Dans la droite ligne de l’objectif  » Partage d’information » de la Ligue d’Improvisation de Haute-Savoie, voici Impro-Ticket.com.

Un site qui se propose de répertorier les troupes, les concepts de spectacles et les dates à un niveau national…

Vous n’y êtes pas encore?

Bon, moi non plus car je viens de m’y intéresser… Mais ça ne saurait tarder!!!

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L’Evaluation en théâtre d’impro,

Posted by Phloem sur 7 janvier 2010

2e partie : Base de travail sur un outil.

Comme vous le savez depuis quelques semaines et le post sur la sublimation, je suis un brin dissocié…Donc n’hésitant devant aucune cascade schizophrénique, je vais bâtir ce post en répondant à celui de la semaine dernière.

Sur le thème de  » L’évaluation, c’est pas funky « , je rétorque que l’autodévalorisation non plus. Et que justement, en l’absence d’élément de référence, l’absence de reconnaissance de ses propres capacités est une des activités préférées des élèves quand il s’agit de parler de leurs propres performances. Donc quitte à se fouetter  » pour avancer  » autant que ça soit cadré et que ça soit une base de progrès… (En gros, c’est la même différence qu’il y a entre un régime minceur qu’un obèse fait au feeling perso et celui suivi par un-e diététicien-ne…)

Voici donc une grille d’évaluation ou plutôt un livret de compétences (Horreur, je reprends les termes de l’Education Nationale ! Je deviens un prof-garou ! Bientôt je vais errer en recherche d’innocentes copies à maculer de rouge ! ). Il est construit sur une base qui m’a été fort sympathiquement envoyée par Marc Fernandès du Théâtre d’Impro de Chambéry Savoie. Et, bien sûr, il est très critiquable :

Le premier parti que je prends, c’est de considérer seulement la technique, l’ossature, ce sur quoi la beauté de l’impro peut se développer. Je ne veux pas évaluer la beauté car c’est encore plus subjectif que le reste ! Vraiment trop risqué et hors de propos. Même si la capacité à faire une impro élégante me parait importante… Elegance et beauté, c’est différent. Elegance peut-être objectivée avec beaucoup moins de polémique

Voici donc une version avec les compétences majeures principales.
Pour le découpage des compétences en comportements observables, je propose que chaque formateur-trice établisse son propre pool de comportements qui seront considérés comme structurant de la compétence concernée. Car de toute manière,  » Générosité de jeu « ,  » Maîtrise de l’outil Corps « ,  » Gestion de l’espace.  » signifient des choses différentes selon la personne qui enseigne… Le nombre de lignes de découpage est subjectif et peut être modifié à l’envie.

Fiche  d' auto-évaluation

Voilà ce que ça donne pour moi.

Pour établir une norme d’avancée, plutôt que des notes de 1 à 20 d’Ecoute, une Echelle de Construction à 5 grades de Baumann ou un Barème Buzz de Spontanéité, je propose d’utiliser les niveaux de conscience de la compétence. Donc revoir cet article sur la conscientisation de compétence avant de continuer !
Puisqu’on est dans la création d’un outil, on peut trouver un système référence peu usité et essayer… Ce système aura au minimum le mérite de dépouiller un peu l’évaluation de ses chiffres. Tout en sachant que la tentation de quelques’un-es de faire correspondre, même sans le dire, les 4 items à des niveaux 1, 2, 3 et 4 sera assez grande pour qu’il-les y cèdent …

Ce système est aussi un moyen de négocier avec la difficulté d’évaluation des compétences. On ne se base pas sur des degrés d’intégration ( Ex : Ma compétence  » Je porte ma voix  » est  à 60 % de l’objectif. Ce qui me semble dénué de sens.) mais sur la manière dont la compétence est mobilisée (Ex : Quand  » Je porte ma voix « , j’y arrive mais j’ai encore besoin d’y penser pour le faire. Ma compétence est consciente.). Ce qui accessoirement court-circuite le biais d’évaluation d’une différence de mobilisation entre la compétence utilisée en cours et en situation puisque l’évaluation se fait à tout instant et qu’il en ressort une tendance générale.

Cela donne ainsi le mode d’utilisation de la grille car, lorsqu’on devient inconsciemment compétent, on en est bien…inconscient ! Si une grande part de l’évaluation revient à l’élève et une autre revient donc au-à la formateur-trice…
Vous ne comprenez pas l’item : Vous êtes dans l’incompétence inconsciente.
Vous demandez des clarifications sur l’item ou vous le comprenez déjà : Vous êtes dans l’incompétence consciente.
Vous êtes capable de citer ce que vous faite pour répondre à l’item (mais vous êtes aussi capable de dire ce que vous voudriez faire de plus.) : Bienvenue dans la Compétence consciente.
Après avoir été dans la compétence consciente, vous ne savez plus trop si vous répondez à l’item : Demandez conseil à votre pharmacien formateur-trice pour qu’il-le vous évalue (Ce que vous pouvez faire à tout moment mais là, je donne la version  » Autonomie maximum du-de la formé-e.) Peut-être avez-vous automatisé le comportement ou alors l’avez-vous peut-être simplement abandonné…

Ce mode d’évaluation mixte permet, lorsqu’elle est faite par une personne extérieure, qu’elle soit demandée et n’est plus perçue comme une sanction mais comme un service rendu.

Dans ce système, on peut faire des allers et retours dans les niveaux. C’est le cas typique de la Confiance dans le groupe lorsqu’on change de groupe… (Cause externe de changement). Dans mon cas, ayant évolué sur d’autres items, j’ai régressé sur la place laissée aux autres dans le jeu (Cause interne.). Il n’y a rien de définitif.

On perçoit aussi, et déjà, une limite de ce système de référence : L’espace entre incompétence inconsciente et incompétence consciente est mince, on peut le franchir rapidement. Alors qu’on peut passer beaucoup plus de temps en incompétence consciente ou en compétence consciente. Pire, en compétence consciente ou inconsciente, la croix peut stagner dans la même case alors même qu’on continue de progresser…
Et oui, ne pas avoir d’échelle de 1 à 20 a des avantages mais aussi des inconvénients…

Et finalement, tout ça reste à prendre avec beaucoup de pincettes car  » on n’est pas ce qu’on fait.  » Petite pensée pour Julien qui, 3 mois après avoir commencé l’impro, a fini sa saison 2008-2009 sur les chapeaux de roue et dans le cœur du public essentiellement car il prend un immense plaisir à se donner intensément sur scène.
Le plaisir de jouer, voilà qui influe énormément sur le jeu. Et, est-ce une compétence qui se travaille ?

Enfin, vous remarquerez, en bas de la fiche un cadre  » Culture « . Ce cadre concerne des styles et catégories littéraires. Je vous signale que, pour le-la formé-e c’est plus un cadre indicatif d’axes à explorer et que pour le-la formateur, c’est un bonus, à affiner. Car les connaissances culturelles peuvent se juger de manières plus conventionnelles, mais, hélas aussi de manière beaucoup plus scolaires… Il faudrait aussi, pour chaque item détailler ce qui relève de la compétence et des connaissances. Je vous laisse l’opportunité de le faire à votre sauce. C’est en soi une possibilité d’approfondir par vous-même chacune des catégories car ça demande de lire, d’aller voir des pièces, et même d’en jouer… Et n’hésitez pas ensuite à partager car c’est un travail parfois lourd qui fera de vous une personne pointue sur un sujet précis. Je l’ai fait pour le vaudeville. Je ne vais pas néanmoins vous révéler tous mes petits secrets d’autant que j’ai de quoi prévoir une formation spécifique. Affaire à suivre

Biblio et bases théoriques:

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 » Qu’est-ce que contient un échauffement ..? « 

Posted by Phloem sur 25 mars 2009

On m’a posé cette question lors d’un travail sur le coaching en match. En effet, je considère qu’en match, une des fonctions des coaches est de faire s’échauffer leurs équipes…

L’échauffement peut avoir plusieurs fonctions selon l’angle sous lequel on le regarde :
Du point de vue du-de la comédien-nes, il s’agit de…s’échauffer (!) C’est à dire se préparer à donner le meilleur de soi sur scène.
Il s’agit donc d’allumer le gaz sous la casserole tout en évitant de faire évaporer toute l’eau à l’intérieur…Monter en puissance sans se fatiguer.
Pour ce faire, on peut choisir des exercices en se laissant guider par quelques indispensables de l’impro.
#La Concentration : Libérer l’esprit des info du reste de la journée.
#L’ Ecoute : S’ouvrir aux info apportées par les autres.
#L’Inspiration-La Spontanéité : S’ouvrir aux info apportées par soi-même.
#L’Energie : Se donner la pêche nécessaire pour construire avec les info.

>J’ai tendance à proposer des exercices d’échauffement plus ou moins dans cet ordre. (Avec des fois, une inversion entre Ecoute et Spontanéité.) car, ça me parait logique.
>Pour les exo de montée en énergie : Idéalement les faire au plus près possible du spectacle, moins de 10-15′ avant le début, pour pas que l’énergie retombe.

Du point de vue du spectacle et du jeu : L’échauffement, c’est une petite première manche, d’ors et déjà le début de la rencontre entre des personnes qui ne se connaissent pas forcément. Il s’agit de prendre le temps de créer la connivence entre les équipe (voire la confiance si possible.), sinon ce temps sera pris sur le début du spectacle (avec un rendu plus ou moins intéressant pour le public…)

Donc idéalement tout l’échauffement se fait avec l’ensemble des comédiens et comédiennes du spectacle et les exercice sont axés sur la confiance et l’esprit de jeu.

Quelques exo pour l’échauffement  dans les post à venir?bv000020

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Exercices d’impro pour s’entraîner à accepter les propositions non verbales (ou presque.)

Posted by Phloem sur 16 mars 2009

Comme promis, voici quelques exercices permettant de s’entraîner à l’acceptation de propositions non-verbales… Faire du « Oui et… » mais sans le dire quoi…

-Le miroir.
2 personnes A et B se font face. A commence à bouger lentement. B doit reproduire les mouvements à l’identique en miroir. Puis après quelques minutes, B fait également des propositions que A doit suivre tout en continuant d’en faire. A fait ensuite de moins en moins de propositions jusqu’à ce que B guide entièrement. Idéalement, en observant extérieurement, on doit être incapable de déterminer à quel moment de l’exercice on est.
Cet exercice permet également de travailler la vision périphérique (très utile pour élargir son champs d’ « écoute visuelle. » )

-Les batons. : Voir l’article correspondant…

-Hypnotisme colombien.
Celui-ci est un peu une synthèse des 2 précédents…A fait bouger B au doigt et à l’œil ! Littéralement ! B suit du regard et du corps le doigt que A déplace comme bon lui semble.

-Le sculpteur.
Une personne est le-la sculpteur-trice, l’autre est la glaise à modeler. La glaise doit se laisser déplacer par le-la sculpteur-trice jusqu’à ce que cel-lui -ci soit satisfait-e de sa pièce.
Variante : Introduire un modèle qui fait une proposition de position que le sculpteur doit copier dans la glaise.
Cet exercice permet de travailler aussi la proximité physique entre les comédien-nes.

-L’aveugle.
Dans la salle, A guide totalement silencieusement B qui a les yeux fermés, en prenant soin de lui faire éviter les autres binômes et les éventuels obstacles. Pour cela, ils établissent un code au préalable (A tient-il B par les hanches ? Par une épaule ? Les 2 épaules ? Quel est le signe pour dire  » stop  » ?) Pour le rassurer B peut maintenir les mains levées en protection. (Perso, je ne le propose jamais mais l’autorise si on me le demande.) Après une minute de guidance, A fait accélérer B. Puis au bout de 2 minutes les rôles sont inversés.
Cet exercice permet de travailler aussi la confiance entre les comédien-nes. Pour aller plus dans ce sens, refaire, de temps en temps, cet exercice en variant les binômes.

-Les machines.
Le-la meneur-neuse d’atelier propose une machine que le groupe doit figurer peu à peu. Chacun-e doit alors, à tour de rôle, proposer un geste et un son répétitif se greffant sur ce qui a déjà été proposé.  Une fois que tout le monde est en jeu, avec les rythmes correctement calés les uns sur les autres, on peut faire accélérer ou décélérer la machine jusqu’à l’explosion (augmentation de l’énergie du groupe.) ou l’arrêt. (Concentration).
Ex : La machine à lancer les poules. (Machine à faire quelquechose.) L’horloge. (Machine réelle.) La machine à coudre et recoudre. (Machine semi-réelle.) Le Biglotron. (Machine dont le but est déterminé par les comédien-nes.) Le corps humain. (Machine-Métaphore.), …

L’appartement.
Handle où les comédien-nes du groupe figurent tour à tour un passage dans un appartement. Chacun-e doit apporter ou révéler un élément dans cet appartement par son jeu (Ex : A : Ouvrir la porte d’un placard, B : Apporter les courses , C : Ouvrir un tiroir…) et jouer avec tous les éléments précédemment apportés par les autres ( Suite de l’Ex : A : Rien de plus !  B : Ranger les courses et fermer le placard. C : Ouvrir le placard, prendre une boîte de conserve dans les courses, Ouvrir un tiroir  pour prendre un ouvre- boîte et sortir avec la boîte et l’ouvre boîte. D : Se prendre les pieds dans le tapis, se cogner dans le tiroir ouvert et répandre les courses sur sa tête en se raccrochant au placard. Etc….) Il n’est pas forcément besoin d’agir très originalement avec ce qui a été posé avant. L’objectif est de s’en servir un peu au moins et avec cohérence si possible. Attention cet exercice est a réserver aux groupes limités je pense (12, c’est déjà beaucoup !)

Doublage.
Handle où 2 comédien-nes improvisent silencieusement mais en bougeant les lèvres alors que 2 autres, sur les bas-côtés improvisent les voix et paroles.

Et à coup sur, il y en a d’autres ! N’hésitez pas à en faire part !

Biblio et bases théoriques:
Tournier, Manuel d’improvisation théatrâle, Editions de l’eau vive, 2003
Atkins, Improv ! A handbook for actors, Heinemann, 1994
Lesieur & Schnoering.  » Vers une écoute consciente au quotidien.  » in Approche Centrée sur la Personne, 2008.

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Ké-blo !

Posted by Phloem sur 25 février 2009

71127763Il arrive souvent que l’improvisateur-trice débutant-e « se bloque » et n’avance plus. Cette expression me semble assez juste…Car lorsqu’il-le ne trouve pas, ce n’est pas qu’il-le est entré-e dans un état avancé de transe méditative…Non, pas vraiment… C’est plutôt qu’il-le se bloque. Il-le s’auto-bloque. Il intercepte l’idée qui lui était premièrement venue. Ce n’est donc pas qu’il-le ne trouve pas, mais qu’il-le a trouvé et que ce qu’il-le a trouvé sort de son champ de possible.

Dit d’une autre manière, un peu plus simple : Une des difficultés, c’est d’accepter de lâcher prise sur la situation.

En thérapie, on dit parfois que les problèmes surviennent pour le client lorsque son conscient veut faire quelque chose que son inconscient aurait mieux fait. Et bien, un des défis de l’impro au début, c’est d’apprendre à ne pas faire. A ne pas être cohérent. A ne pas prévoir. A ne pas se limiter. A ne pas trouver le fil logique.

Et, au contraire, pour l’instant, prendre le premier fil venu.

Ce qui a pour effet d’élargir le champ des possibles.

Une option utilisable pour obliger à prendre le premier fil venu, c’est de réduire le temps de normalisation, le temps que passe la personne à filtrer ses pensées pour les faire rentrer dans le moule de l’acceptable.

En poussant à l’urgence.

Exemple d’exercices :

Faire commencer une impro à 2, l’interrompre lorsque les 2 participant-es ont des postures particulières en leur demandant de se fixer. Faire redémarrer immédiatement une impro qui n’a rien à voir. Agir ainsi plusieurs fois de suite.

Faire danser les participants sur une musique ad hoc. Interrompre la musique en figeant les participants et faire démarrer immédiatement une impro avec une sélection de 2 à 4 personnes particulièrement originales dans leur posture.

Dans ces deux handles, bien insister sur le fait que la posture est le point de départ et qu’il s’agira de la justifier ou de s’en servir pour faire quelquechose et qu’il faut qu’il y ait le moins de temps morts possible au moment de l’interruption.

Par l’urgence, on oblige à laisser faire celui qui sait déjà improviser, puisque c’est ce qu’il fait en permanence face aux situations nouvelles, l’inconscient.

La spontanéité n’est plus alors une qualité à acquérir ou à faire grandir mais une caractéristique déjà incluse à la base qu’il s’agit de dé-couvrir en la décortiquant des envies du conscient bien intentionné mais mal placé.

« Lorsque tu fermes ta main, elle peut contenir un peu de sable. Lorsque tu ouvres la main en t’endormant, elle contient tout le sable du désert. »

Proverbe persan (Ces proverbes de sagesse antique semblent toujours persans ou asiatiques de toute manière…Il n’y avait pas de sages gaulois ou wisigoths ? Y’a-t-il un sage auvergnat dans la salle ???)


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« Oui et… » : Exo d’impro !

Posted by Phloem sur 24 février 2009

Suite au post sur les différents degrés d’acceptation, voici quelques exercices permettant de travailler la capacité à se mettre d’emblée dans le « Oui et… », la réponse qui permet d’accepter la proposition faite par l’autre et de construire par-dessus en un minimum de temps. Car, le temps, en impro chronométrée (type match), est un des paramètres principaux imposant une contrainte motrice. En clair, quand l’impro est chronométrée, si on veut avoir le temps de construire une histoire avec un début, un développement, une fin, il faut aller vite. Le temps limité est le moteur de l’avancée rapide. Mais d’une manière plus générale, c’est aussi, je pense, une bonne ligne directrice dans sa propre vie : Pour pouvoir faire avec les évènements, il faut déjà les avoir accepter, les accepter dans leur entièreté pour avoir une réponse des mieux ajustées.

Donc on cultive son « Oui et… ».

Oui et…

C’est une impro avec contrainte (aussi appelé un « handle ») pour 2 comédien-nes. Il-les jouent l’impro en commençant toutes leurs répliques par « Oui et… » dit de façon claire et sonore. Le « Oui et … » est prononcé immédiatement après la proposition de l’autre, parfois avant même de savoir ce qu’on va effectivement dire. ça tourne l’esprit de manière à ce qu’il trouve une proposition adéquate, c’est-à-dire qui apporte une information nouvelle et spécifique (Bannir les généralités.)

C’est l’exercice basique, efficace, à faire sur le bout des doigts et, donc, un classique repris par de nombreux auteurs  (Et je l’ai pris présentement chez Christophe Tournier.)

L’histoire en file continue.

2 files de comédien-ne-s se font face. Le-la premier-e d’une file commence une histoire jusqu’à ce qu’il-le soit interrompu-e par le-la formateur-trice et aille en fin de file. Le-la premier-e de la file d’en face continue et ainsi de suite. Le-la formateur-trice peut désigner quelqu’un dans la file qui fera la chute/fin de l’histoire.

En tant qu’animateur-trice, veiller absolument à ce que cel-lui qui reprend l’histoire en main ne commence pas par un « Mais » ou un « Oui mais… ». Si c’est le cas, faire reprendre. Perso, j’interromps généralement dès qu’une nouvelle information est apportée et plutôt en milieu d’une phrase en interdisant que soient repris les mots de la dernière phrase. Le-la suivant-e doit terminer la phrase. Cela réduit les risques de « Oui mais… »( mais ne les annule pas non plus !)

Variante : Le-la premier-e de file s’arrête lorsque cel-lui de derrière lui met la main sur l’épaule. Cela n’apporte presque rien en ce qui concerne l’acceptation (sauf celle de céder la main, donc bon pour un travail sur le lâcher de lead), mais par contre, s’il est demandé  d’interrompre, comme je l’ai en tête moi, dès qu’un moteur est apporté, cela peut aussi faire un bon exercice de la capacité à définir un moteur.

Comme un mardi…

Dans la même veine que le précédent mais plus simple. En cercle, un-e comédien-ne commence une phrase, le-la suivant-e la complète et lance le début d’une autre phrase qui n’a rien à voir. Enchaîner les propositions rapidement.

Variantes : Imposer de faire rimer les 2 parties de phrase ou de construire une phrase qui ressemble à une morale d’histoire ou à un proverbe. Ces variantes ont l’avantage de détourner l’attention des participant-e-s du seul travail d’acceptation et le rendent moins ennuyeux qu’il peut l’être à la longue.

Propositions indécentes.

Les participant-e-s marchent dans l’espace. Le-la formateur-trice introduit peu à peu des propositions de posture accompagnées d’une réplique, le tout relié à un numéro.

Ex :

1) Au Garde à vous, dire « A vos ordres ! »

2) Accroupi, dire « Le Sioux est caché. »

3) Pointant du doigt et regardant l’horizon, dire « Je vais au bout du monde. »

A chaque fois que le-la formateur-trice dit un chiffre, les comédien-nes s’arrêtent sur place et ressortent la posture et la réplique, puis repartent. Quand il-les sont habitué-e-s, enchaîner les chiffres !

Variante : Pour une même proposition, changer d’émotion/sentiment à chaque fois qu’elle doit être sortie.

Voilà donc quelques exercices visant à faciliter une acceptation spontanée et naturelle des propositions d’ordre verbal. On pourrait en trouver d’autres pour les propositions non verbales. D’ailleurs, tiens ! Je tacherai d’en parler un de ces quatres !

Biblio et bases théoriques:

Tournier, Manuel d’improvisation théatrâle, Editions de l’eau vive, 2003

Le Grimoire du Théatre.

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