La Liasse.

L'archive des billets de l'Improvisiblog s'enrichit une fois par mois.

Archive for the ‘Impro et PNL/NLP’ Category

Le statut du Conteur.

Posted by Phloem sur 5 janvier 2011

Comme vous le constatez, je publie peu ces temps…C’est juste que j’ai beaucoup de travail par ailleurs… Et quelque chose me dit qu’avec la saison des spectacles qui s’annonce, je ne vais pas aller vers plus de publication… J’essaierai néanmoins…

Voici un sujet que je fais remonter, spécialement pour le gens de l’Impropub de Grenoble pour qui je vais aller assurer un cycle de stages sur le conteur et le conte !

J’ai été sensibilisé au conte et à la fonction de conteur lors du passage de Atavi-G Amadegnato à Grenoble, en 2004. Mr Amadegnato est togolais. Ce qui me fait penser que j’ai une conception africaine du conteur.
Mais j’ai aussi l’impression qu’il y des choses transversales qu’on retrouve chez beaucoup de conteurs et conteuses. Voici un condensé de ces choses. C’est une vision parmi d’autres… Je pense que c’est à chacun de bâtir son propre personnage en adéquation avec son sentiment, pour sonner au plus juste…

  • Cell-ui qui conte règne sur le temps et l’espace qui lui est confié.

Statut de personnage légèrement dominant. Présence, aisance, maîtrise.
Sa voix est posée, ventrale.
Il-le est ancré au sol. Ses bras sont toniques, pas en force mais en puissance contenue.
Son regard est intense, dirigé. Il-le vise les regards des autres
La scène est son espace.Il-le s’y installe de manière à voir tout le monde. Et le public est entre ses mains…

  • Cell-ui qui conte a une connaissance certaine (ou sait mentir très bien !)

C’est sa connaissance qui lui autorise d’être dominant-e. Il-le Sait.
S’il ment, tout ce qu’il dit « est vrai ».
Tout ce qu’il fait ou dit, il l’a déjà vu ou entendu.
Tout ce qu’il-le dit est ce qui devait être dit.

  • Cel-lui qui conte recycle.

Il-le sait sait s’imprégner de la culture locale.
Il-le utilise les ritournelles, les jeux d’enfants du passé, les remet à son goût, au goût de l’histoire et les intègre.
De cette manière, il-le se sert de ces éléments autant qu’il les fait réapparaître mais aussi les fait évoluer.

  • Cel-lui qui conte ambiance ses histoires.

Il-le utilise son corps pour produire les sons, les musiques qu’il lui faut.
Il-le peut adopter des personnages en prenant tous les traits.
Il-le alterne entre son propre personnage et ceux de l’histoire.
Les gestes, peu nombreux mais signifiants et précis précèdent la parole.

  • Cel-lui qui conte transmet.

Il-le maîtrise son débit de parole.
Le rythme de ses paroles est celui de l’histoire.
Il-le fait très souvent silence.
Les virgules sont des points et les points sont des respirations.

Des mots, des images, du sensationnel ; Des changements de rythmes, de personnages ; De l’émotionnel ; Utilisation d’étaies d’éléments connus ; Statut dominant…  Du coup, ce n’est pas sans rappeler des notions de PNL et de communication ericksonienne tout ça, non ? (D’ailleurs -petite mise à jour-, je commence à donner des stages d’impro pour les thérapeutes ericksonien-nes… Impro for hypnotizers que ça s’appelle…)
Le conte ayant longtemps été un outil de transmission et d’éducation, pas étonnant qu’au cours du temps, les ressorts permettant une communication plus efficace aient été trouvés…
Et pas étonnant non plus que « le storytelling » aient été repris à leur compte par les politiciens.

Biblio et pistes de réflexion:

Publicités

Posted in Des Ménagements, Formules de Cabaret, Impro et PNL/NLP, Le conte improvisé, Spectacle | Leave a Comment »

Règles de l’aide, règles du service.

Posted by Phloem sur 1 mai 2010

En consultation, je raconte souvent cette anecdote-blague:
Un homme se promène dans la rue. Soudain, il aperçoit une vieille dame et un jeune homme qui se battent. Des éclats de voix arrivent jusqu’à lui.
« Mais lâchez-moi jeune homme! »  » Donnez moi ce porte monnaie, vieille bique! »
Il n’en faut pas plus pour qu’il comprenne le drame qui se joue et intervienne.
Il cours et se jette de toutes ses forces sur le gars qui secoue la vieille. Le gars tombe à terre, complètement sonné. Notre héros du jour ramasse la petite bourse, tombée lors du choc et la rend à la dame.
La petite vieille se confond en remerciement et repart pour son important rendez-vous pour le dépistage du cancer du sein.
Il appelle la police qui vient cueillir le garçon.
Et après avoir entendu celui-ci dès qu’il a repris ses esprits, les policiers arrêtent notre « héros », l’accusant de complicité avec la célèbre Vieille Détrousseuses des arrêts de bus.

Si je vous raconte cette blague c’est qu’un des gros recadrages que j’ai subi en reprenant des cours débutants peut se résumer ainsi :  « Tu n’es pas indispensable. Tu n’as pas à sauver l’impro. Et d’ailleurs qui es-tu pour dire qu’elle a besoin d’être sauvée? »

TILT! Connexion dans mon esprit égaré…Mais c’est bien sûr!
Encore une fois, un principe relationnel s’appliquait  à l’impro…

Le principe en question :  Celui qui fait que votre intervention auprès de quelqu’un sera une aide plutôt qu’un sauvetage…
Car si l’aide peut-être bienvenue et saluée, le sauvetage peut faire de vous, et bien malgré vous, un-e persécuteur-trice puis une victime… Relisez la blague… Dans le genre, et plus connu, il y a aussi Jésus Christ, qui a mal fini…

Voici donc les règles de l’aide

  • La demande d’aide doit être clairement verbalisée ;
  • Elle doit être cadrée dans le temps et dans son contenu (« Voilà ce que je peux faire pour toi…jusqu’à… »)
  • L’aidant-e ne doit jamais faire plus de 50 % du chemin et doit vérifier que la personne aidée a fait sa part
  • L’aide doit toujours avoir pour but de rendre l’autre autonome (mieux vaut lui apprendre à pêcher que lui donner du poisson).
  • Cette aide doit comporter une contrepartie afin que l’autre ne se sente pas en dette

Transposons à l’impro…
Pour cela, remplaçons le mot « Aide » par le mot « Service » et voyons ce que ça donne…

-La demande de service doit être clairement verbalisée.
Bon, on commence déjà par une partie difficile. Mais cela correspond en plein au type de service qu’on nomme « l’appel » (« Passons au salon pour patienter, ma fille va arriver d’une minute à l’autre… »). A défaut d’appel clair, utiliser un élément évoqué auparavant dans l’histoire par le-la leader, pourra adoucir le service et renforcer la cohérence en créant une connexion dans la structure de l’histoire. (Coup de téléphone d’un plombier qui avait été évoqué 2 minutes avant dans une description.) Le service « Coup de théâtre » est à l’opposé. Sauf si c’est dans le style de l’impro (Vaudeville, Séries des années 2000,…), c’est souvent peu apprécié. Le summum étant le service « Balayage » (« Bon, les dingues on se calme, c’est l’heure de la piqûre », dans une impro, un peu confuse certe, mais qui n’a rien à voir avec le monde de la psychiatrie!)
Le travail de connaissance du groupe avec lequel on improvise est important, parfois, il y des demandes de service non-verbales mais réelles. Et tout le monde n’a pas les mêmes signes extérieurs de panique/sécheresse/solitude intérieure. S’élancer sur une impro juste parce qu’on trouve qu’elle ne va pas assez vite peut venir briser un moment d’émotion…

-Le service doit être cadré dans le temps et dans le contenu.
Sont visés ici, les gens qui prennent, sans raison, 45 secondes pour apporter la nouvelle information… Ceux à qui le public, les joueurs, et même les personnages ont envie de dire « Venez en au fait » (ou plus trivialement  » Accouche!!!!!!!! ») Et puis aussi ceux qui ne sortent pas de scène ensuite…
Pour reprendre Finpoil, sachez sortir.

Pour le contenu, haro sur le cabotinage! Servir pour ne rien apporter… Merci! Au rayon des se(r)vices divers et (a)variés, remettons ici le « balayage » ou encore le service « ça vaut rien », consistant en la destruction simple de la dernière proposition.( La roue crève, soudain une fée surgit et répare la roue.)

-Le-La serveur-e ne doit jamais faire plus de 50 % du boulot (et doit vérifier que le leader a fait sa part.)
Le « ça vaut rien » en est le parfait contre-exemple.
Vouloir absolument que l’histoire prenne la tournure qu’on amène, c’est de la rudesse.
A l’inverse, le leader doit incorporer le service à son jeu, sinon, c’est un refus.
Chacun sa part, donnant-donnant… Ce paragraphe va tout particulièrement bien avec le suivant :

-Le service doit avoir pour but de rendre l’autre autonome.
Un-e serveur-e qui se rend indispensable à l’histoire… C’est un-e leader-e. Ce qui correspond au service « Vol de lead. »
Pour éviter de vous rendre indispensable, apportez du grain au moulin, pas de la farine. Évitez de prendre en charge l’autre ou de prendre trop de décisions qui vont courber l’histoire. Donc…Ne faites pas plus de la moitié du boulot et laisser au-à la leader-e la liberté de faire ce qu’il-le veut de ce que vous lui apportez…

-Ce service doit comporter une contrepartie afin que l’autre ne se sente pas en dette (et vous « bien brave »…)
Alternez les rôles. Ne vous posez pas systématiquement en leader-e ou en serveur-e. Que vous puissiez bénéficier aussi des services des autres et vice-versa. Que vous contribuiez à mettre en valeur les autres, leurs idées, leurs compétences et vice- versa. Ou alors, faites vous payer… C’est sur cela que repose le secteur tertiaire et l’économie de service… Mais  en impro, alternez les rôles est quand même la solution la plus durable. (Vous en connaissez beaucoup des groupes d’impro où on accepte que ce soit toujours les même qui incarne les héros-héroïnes ?) Faire attention à cette alternance est un des rôles du-de la coach en match d’impro. Il-le s’aide pour cela de la feuille qu’il-le rempli à chaque impro.

Utilisées au quotidien, en famille, avec les amis et les collègues, les règles régissant l’aide permettent d’éviter de tomber dans le sauvetage et sont des verrous de sauvegarde de relations saines. En impro, elles me paraissent être de bonne garantes de la qualité des services et d’un esprit de jeu généreux.
Alors désormais ma blague aura aussi sa place dans mes ateliers…

Biblio et pistes de réflexion:

Posted in Atelier, Impro et PNL/NLP, Refl'Action | Leave a Comment »

Proxémie et statut des personnages.

Posted by Phloem sur 22 novembre 2009

On parle de distance proxémique quand on veut désigner la distance séparant 2 individus interagissant. Cette distance varie en fonction de l’interaction et de la relation entre les 2 individus. On peut ainsi définir des zones proxémiques, des bulles, imbriquées les unes dans les autres, dans lesquelles un certains nombres d’interactions sont possibles et pas d’autres. Savoir utiliser les zones les plus proches des comédien-nes peuvent être très utiles au jeu théâtral et à la mise en scène.

  • 1 La distance intime : 15-50 cm.

Distance confidentielle et d’échanges personnels poussés, rapport amoureux ou encore d’agressivité. Le contact physique est à tout moment possible.
>Amoureux-ses, ami-e-s très proches, conspirateurs-trices, ennemi-e-s intimes.

  • 2 La distance personnelle : 50cm-1m20.

Distance de discussion entre amis, serrage de main, bavardage sur des sujets neutres
>Professeur particulier-e, amis, famille.

  • 3 La distance sociale : 1m20-2m40.

Distance administrative, souvent garantie par un guichet…
Limite du territoire social.
>Formateurs-trices, Vendeur, Agent de banque, postes,… médecin, thérapeutes…

  • 4 La distance publique rapprochée : jusqu’à 8m.

Distance de transmission, qui unie mais sans lier.
L’interlocuteur est surtout passif.
>Professeur-es, démonstrateurs-trices, guides touristiques,

  • 5 La distance publique lointaine : Au-delà de 8m.

Distance d’oration, de spectacles, discours. Gestes stéréotypés.
L’interlocuteur est un récepteur simple.
>Conférencier-e-s,  précheurs-cheuses, comédien-nes, politiques,

Au fur et à mesure que la distance s’étend, la communication devient moins personnelle, l’information plus formelle et le non-verbal est de moins en moins accessible. Le glissement entre prof particulier, formateur, professeur, conférencier peut aussi vous permettre de percevoir l’évolution des personnalités suivant la distance d’interaction. La fonction générale ( » Transmission de savoirs « ) est la même mais la distance en modifie l’effection et du coup le  détail possible  ( » Savoirs êtres/Savoirs faires/Savoirs. « ) Difficile de transmettre un savoir faire à distance d’oration !

Et donc, lorsque vous établissez une relation entre 2 personnages, il faut tenir compte de cela en fonction de la relation que vous voulez établir.  Mais souvent, ça, ça se fait tout seul, dès lors que les personnages sont suffisamment bien campés. Car vous le faites déjà naturellement hors de scène.

Par contre, il y a un  » ressort de mise en scène  » chaque fois que les distance proxémiques sont à contre emploi.
Par exemple, lorsque dans une tirade entre 2 amoureux, les 2 personnages  restent à distance sociales ou si même leurs bulles sociales ne se touchent pas car ils sont à 45° l’un de l’autre.
Ou un personnage qui resterait en permanence à distance d’intimité sans être dans l’agressivité ou la confidence.
Ou encore, un personnage qui se comporterait en orateur face à une petite table de convives. Mais aussi, dans les cas de huis clos exigus où il peut être impossible de jouer sur ces distances bien que les rapports entre les personnages changent (Ascenseur, Placard, Voitures, …)
Etc, etc…

A noter que ces distances sont celle de l’inconscient collectif de  » l’occident industrialisé.  » En amérique latine ou dans les pays arabes, ces distances sont réduites. Et une discussion entre un américain et un arabe peut donner lieu à un joli tango !
Mais cette différence peut aussi  expliquer des différences de conceptions artistiques au niveau du conte, du chant, etc…

Biblio et bases théoriques:

Posted in Atelier, Impro et PNL/NLP, Refl'Action | Leave a Comment »

Les métaprogrammes : Pour construire un personnage et pour mieux communiquer.

Posted by Phloem sur 1 novembre 2009

Les métaprogrammes, se sont les fonctions (au sens mathématique du mot) qui, en coulisse, hiérachisent, organisent nos pensées et sous-tendent nos comportements. Le mot est construit de  » méta  » qui signifie la position de recul et de  » programme « , qu’on peut prendre dans le sens de programme informatique. Ce sont donc les programmes qui fonctionnent en background et qui vont structurer la manière dont on appréhende la réalité.

Le métaprogramme le plus connu du grand public est sans doute celui dit du Canal Principal.
Ne vous a-t-on jamais classé comme étant une personne visuelle ou auditive ? N’avez-vous jamais dit  » Moi, je suis très visuelle, j’ai besoin que ce soit marqué quelquepart !  »
C’est ça le canal principal, le mode sur lequel vous percevez préférentiellement le monde extérieur. Il n’y a pas que Visuel, Auditif, mais aussi Kinesthésique (toucher, sensation), Olfactif-Gustatif et d’autres encore. Autant que vous avez de Sens. Ceci pour comprendre ce qu’est qu’un métaprogramme car, le Canal principal, c’est pas forcément le plus facile à utiliser en impro à mon avis…

Je vais faire un peu à l’envers mais je pense que, in fine, ça sera plus efficace.
D’abord je vais vous dire comment vous en servir en impro et ensuite vous donner les plus utilisables que je connaisse.

Ça s’utilise comme n’importe quelle base de personnage.
Voilà ! : )
C’est un peu  comme partir d’une émotion ou d’une action.
Il suffit de l’endosser et de le jouer.
Comme quand on construit un personnage à partir d’une qualité ou d’un défaut.
(D’ailleurs, suivant le contexte social, certains des métaprogrammes peuvent être considérés comme tels.)
On commence avec cet aspect de la personnalité du personnage puis on tire le fil jusqu’à construire un personnage plus complexe.
Ceci étant dit voici quelques métaprogrammes utiles.

Concernant la manière de percevoir des informations/le Monde :

  • Global (Considérer les choses dans leur ensemble. Faire les choses en gros.) / Spécifique ( S’attacher aux moindres détails. Faire dans le perfectionnisme.)
  • Tri sur soi (S’intéresser à soi d’abord) / Tri sur l’autre. (S’intéresser aux autres.)

Concernant la manière de classer et évaluer les informations :

  • Crible de rassemblement Identique (Cherche à associer par identicité et donc cherche les ressemblances des choses.) /  Crible de rassemblement  Différent (Cherche à séparer en différenciant et donc cherche les qualités propres et les distinctions.) Les 2 reviennent à faire des groupes mais de 2 manières différentes…
  • Positif (Optimiste)/Négatif (Pessimiste)
  • Référence au temps : Passé (Avoir une période historique idéale (ex : être fan des années 70 pour tout.),  » c’était mieux avant « , faire souvent référence à ses souvenirs.) / Présent ( Profiter de l’instant, reproduire les même erreurs, ne pas anticiper, ne pas voir plus loin que le bout de son nez , être pleinement conscient de ce qui se passe autour.) / Futur (Aller de l’avant, penser que tout est encore possible, s’intéresser à la pointe des technologies de pointe, considérer le passé comme ringard.)

Concernant les motivations et actions :

  • Formes de pensée : les mots utilisés par la personne pour justifier ses actes :

Je dois/Je devrais/Il faut/Je veux/Je peux/J’ai besoin/ J’aimerais/ Je décide/ Je vais
Imaginez un personnage qui motive chacune de ses actions avec une telle expression, vous verrez que ce personnage aura un type de caractère bien particulier.

  • Motivation : Etre/Avoir/Faire.

Particulièrement utile lorsqu’on recherche le  » Pourquoi   » d’une situation qu’on a créé. In fine, la motivation se résume selon un de ces trois axes : Etre (beau ? aimé ? riche ?… ?), Avoir ( du succès ? un chat ? un sentiment de sécurité ? … ?), Faire (une surprise ? de son mieux ? un gâteau ?… ?).

  • Recherche/ Evitement : Le personnage veut-il aller vers quelque chose ou en fuir une autre ? (Parfois ce sont les deux…Fuir la marâtre et aller chercher à manger.)
  • Référence interne (Le personnage décide en fonction de son propre avis, forte confiance, tétu…)/ Référence externe (L’avis des autres compte beaucoup, à l’écoute, influençable…)
  • Proactif (Cré l’évènement et l’action.)/Actif (Réagit à l’action)/ Passif (Spectateur de l’action et du reste).
  • Affiliation : Social (fait partie d’un groupe d’humain.) / Asocial (Un brin ermite.)
  • Procédurier (Doit suivre un recette, un mode d’emploi, un mode opératoire très précis, étape par étape.) / Créatif (Essaye, invente sa manière de faire.)

Les métaprogrammes sont souvent polaires, binaires, très tranchés. Dans la vie, c’est en fait très nuancé, on peut être sur un mode dans une situation et sur l’opposé dans une autre. Mais pour l’impro, bien souvent, on ne va pas faire dans la nuance, ce qui permettra de donner des personnages francs et résolus.

Dans le fond, ça n’apporte pas une grande nouveauté dans le mode de création de personnage. Les métaprogrammes, ce sont quelques nouvelles entrées et des manières plus efficaces de nommer certaines déjà connues…
Rien de plus, à mes yeux, mais c’est déjà ça. :)

Biblio et bases théoriques:

Posted in Atelier, Impro et PNL/NLP, Refl'Action | Leave a Comment »

La rupture, vue par la PNL et les violations du méta-modèles

Posted by Phloem sur 14 juin 2009

Il y a bientôt 2 mois maintenant, j’ai recommencé à prendre des cours d’impro. Je me suis inscrit aux cours de LesArts. C’est ce que j’avais en projet en reprenant l’impro en septembre, hélas tous les cours qu’ils proposaient étaient complets… Ce qui,  de péripéties en péripéties à abouti à mon adhésion à l’équipe de Cluses, aux cours que je dispense ça et là et, in fine, à ce site internet. Comme quoi, un refus peut aussi être un moteur. Mais ce n’est pas l’objet de mon post du jour…
Je suis inscrit à un cours débutant. (Ce que je trouve tout à fait intéressant à plus d’un titre et je conseillerai volontiers d’en faire autant à quelques improvisateur-trices expérimenté-e-s… ). Et il se trouve qu’il y a quelques temps, nous avons travaillé la rupture.
La rupture, comme son nom l’indique est une cassure au cours de l’histoire, un tournant, en forme de point de crise, qui va occasionner un développement. Développement qui suscitera l’intérêt du public. La rupture est en quelque sorte un virage dans l’histoire, au même titre qu’un piton qu’on fixe en escalade après avoir fait un bout de chemin et qui permet de continuer encore un peu.

Lors de ce cours, 2 modes de ruptures ont été présentés et travaillés.

  • La maximisation : Prendre n’importe quel événement insignifiant de l’impro et lui en donner un au cours d’une réaction physique ou émotionnelle extrême.

Ex : Elle arrive avec un sac à main. Il est pris d’une peur terrible face à cet objet inconnu.

  • La minimisation : Rester sans réaction notable face à un fait qui pourrait être communément considéré comme sidérant.

Ex : Elle arrive avec un sac à main en crocodile, avec pattes, dents et agressivité et lui, le décale gentiment pour éviter d’être mordu comme c’est arrivé la semaine dernière avec son manteau en tigre.

Les terme minimisation et maximisation n’ont pas tilté tout de suite dans mon esprit mais ce sont 2 des erreurs logiques (aussi connues sous le nom de violations du méta-modèle, pour les puristes…) qu’on trouve, en PNL, à l’origine des liens erronés aboutissant à la mise en place de croyances limitantes.
Or, une erreur logique, voilà qui crée une rupture dans le cours attendu d’une histoire…

En voici donc d’autres, avec ce que cela pourrait donner en impro…

  • La surgénéralistation : Faire une généralisation qui teinte un ensemble d’évènement.

Ex : Elle arrive avec un sac à main. Et comme c’est la seule femme qu’il connaît, il en déduit que toutes les femmes portent un sac à main. (Ce qui ne porte pas un sac à main n’est donc pas une femme.)

  • L’inférence arbitraire : Trouver une cause cachée et hasardeuse à un évènement.

Ex : Elle arrive avec un sac à main. Il pense que pour se conduire ainsi elle a dû développer une grave dépendance vis-à-vis des sacs à main.
Ou, pour reprendre la croyance née du cas présenté pour la surgénéralisation, si, plus tard, elles arrive sans son sac à main, il en déduit qu’elle a changé de sexe.

  • L’abstraction sélective : Retenir seulement les faits qui nous  » conviennent « .

Ex : Elle arrive avec un sac à main, particulièrement élégante. Il retient que les chaussures et le sac à main ne sont pas coordonnés et lui fait remarquer qu’elle ne fait guère de progrès dans sa tenue.

  • Le raisonnement en tout ou rien : Considérer que les intermédiaires n’existent pas et que la situation est binaire.

Ex : Elle arrive avec un sac à main, particulièrement élégante. Il note que les chaussures et le sac à main ne sont pas coordonnés et en déduit que c’est une souillon désargentée sans éducation.

  • La personnalisation : Prendre tout pour soi.

Ex : Elle arrive avec un sac à main. Il le trouve beau et  prend ça comme un  silencieux  commentaire désobligeant concernant son propre sac.

Les erreurs logiques sont des mécanismes mis en route dès le plus jeune age pour donner un sens au monde qui nous entoure. Donner du sens en rapprochant des évènements sans lien préalables, ça se rapproche de la Construction, non ?
En effet, ces erreurs logiques vont créer des contraintes et donc des situations auxquelles il va falloir trouve des solutions. Si on était en thérapie, on tacherait de remonter à l’erreur logique pour la dénouer et ainsi supprimer la contrainte. Mais comme on est en impro, on se garde bien de le faire !  » Contraintes amenant une recherche de solution(s) « , ça correspond assez la définition d’un moteur. Et rétablir la logique, ça ressemblerait alors à un refus…

Un bon gros moteur me semble néanmoins constitué de plusieurs erreur logiques d’affilés.
Ex : Elle arrive avec un sac à main, particulièrement élégante. Il voit qu’aujourd’hui, elle a mis son tailleur vert (abstraction sélective), comme le jour de leur rencontre, elle a donc sans doute rencontré un nouvel amant (inférence arbitraire.). C’est donc que lui ne sait plus la satisfaire (personnalisation.) ‘ Sans autre raison que ce tailleur vert, il va tout faire pour lui plaire en cherchant à démasquer un amant potentiel. Bienvenue dans une bonne base de vaudeville…

Bon, c’est bien beau tout ça mais comment faire pour s’entraîner à utiliser tout ça… ?
Et bien ça passe par la mise en situation…

A) Par groupe de 2, sur le mode du conte à 2 voix, une personne fait un début d’histoire, le plus descriptif possible et s’arrête après 2-3 phrases maximum. L’autre personne fait la suite en introduisant une rupture selon un mode préalablement choisi.

B) Même exercice mais en impro préparée à 2.
Imposer un type de rupture que tous les groupes devront introduire dans leur impro. Faire réfléchir tout le groupe en même temps pendant 1 à 2 minutes puis faire passez tous les binômes les uns après les autres. Dans la préparation, déterminer les perso, leur relation, le lieu et le point de rupture. La durée n’est pas imposée mais laisser le temps d’installer la scène, la rupture et l’avancée dans l’histoire que la rupture doit induire.

C) En guise de prolongation, vous pouvez faire travailler à 3. 1 personne est mise à l’écart. Les 2 autres préparent une impro comme précédemment puis déterminent le type de rupture qu’elles choisissent et comment elle prendra forme. La n°1 revient, les 2 autres la préviennent des perso, leur relation et du lieu mais c’est tout. L’impro se joue et la personne 1 a pour consigne de seulement jouer et intégrer ce qui est fait.

Un autre intérêt à la chose…
Là où je trouve un intérêt tout particulier à ces liens entre moteur et erreur logique, c’est que ça donne une explication au rire du public…
En thérapie, le rire est un effet du changement d’angle de vue par introduction d’éléments nouveaux, montrant que le cadre de référence peut être interprété différemment.
En quelques sorte  » Pendant que notre schéma de croyances se réorganise : Rions ! ça passera mieux !  »
ça tient assez bien la comparaison avec ce qu’il se passe sur scène. Un ensemble cohérent de règles régissant l’univers joué est progressivement mis en place et à chacun des évènements  dénotant d’une règle, il y a rire car ces règles diffèrent de celles communément admises. Et plus tard, si on déroge à ces  » nouvelles  » règles en se rapprochant de celles communément admises, il y aura aussi rire car les personnages n’auront, eux, pas la réaction que le public attend. Pour le public, la situation se rapproche de la normale alors que pour les personnages elle sort des règles premières…
Donc, une piste pour être drôle, c’est d’outrepasser les règles habituelles en en posant d’autres, à outrepasser en leur temps.
So…Break the rules !

Biblio et bases théoriques:

Posted in Atelier, Exercices, Impro et PNL/NLP, Refl'Action | Leave a Comment »

La méta-pensée ou Le process des idées.

Posted by Phloem sur 7 juin 2009

Certains de mes élèves m’ont demandé  » Comment on fait pour dire un truc qui va bien.. ?  »
Je leur ai répondu en leur disant que toute idée  » va bien  » dès lors qu’on la justifie.
Ce qui est vrai mais, j’ai le sentiment d’avoir un peu botté en touche parce que, moi effectivement, je suis passé par des moments où je ne faisais plus comme ça…Et d’ailleurs, est-ce vraiment comme ça que je fais maintenant… ?

Et du coup, je me penche un peu sur le chemin qu’à pris ma manière de penser depuis que j’ai commencé l’impro.

Aux enfants, on apprend qu’il faut tourner 7 fois la langue dans sa bouche avant de parler et qu’il faut dire des choses qui ont un sens.
Je n’ai pas fait exception. Sauf qu’on m’avait aussi dit que, dans la vie, il faut être honnête et que pour cela, il fallait dire ce que je pensais… J’ai mis de l’eau dans mon vin depuis mais, au moins quand j’ai débuté l’impro, une part du boulot était faite.
Car aux débutant-e-s en  impro, on apprend que la première idée est la bonne, quelle qu’elle soit. Car à leur niveau, le fonctionnement, c’est un fonctionnement très  » conscient « , linéaire. : Laisser venir une idée, la juger avant de choisir de la prendre ou de la laisser pour en passer une autre au tamis. Un fonctionnement cloisonné séquentiel qui ne cadre pas avec la fluidité recherchée en impro. Quand bien même il est possible de prendre son temps, il y a une attente du public qui pousse à alimenter en continu l’impro.
Donc  » La première idée est la bonne.  »
C’est une étape qui permet au hamster qui tourne dans sa roue de tourner de plus en plus vite.  En court-circuitant la réflexion, ça libère le flux d’idées. Car, exit la censure basée sur des critères liés à l’éducation comme le politiquement correct, la politesse ou encore la cohérence du propos.
Une autre des conséquences est, donc, que cela amène des incohérences.
Rien de grave sur une libre car, cela donne ainsi des choses à justifier. On se met soi-même en position délicate et l’impro se nourrira des péripéties qui en découleront.  » Faire d’une contrainte un moteur.  » comme disait Marc Fernandez (et sans doute d’autres avant lui mais eux, c’étaient pas mes prof :-P)
Ces incohérences sont plus handicapantes lorsqu’on recherche justement à construire un univers qui suit des règles ou à d’évoluer dans un monde pré-défini, sur une  » à la manière de…  » par exemple. En match, ça peut tout simplement se traduire par une faute de hors catégorie.
La solution, ça a été d’accélérer la venue d’informations dans ma tête mais aussi leur traitement.

Et au fur et à mesure de l’apprentissage et de la pratique, ça s’est fait…
Mais je me souviens quand même qu’il y a eu des étapes.
Après avoir débrider le flux de pensées, j’ai eu la chance de participer à une session de cours sur le silence et son importance. Ce qui m’a ouvert des moyens de me donner le temps de réfléchir. Je me suis réfugié dans l’action et le mime et j’ai cultivé les silences. J’ai commencé à en dire moins mais mieux. Cette manière d’agir m’est d’ailleurs restée : Quand j’ai besoin d’un répit, je me pose dans une action.

Ensuite, pendant un moment, c’est comme s’il y avait eu 2 systèmes qui tournaient, non plus linéairement mais en même temps. Comme s’il y avait le flux de pensées  » production d’idées pour l’impro  » et un autre, avec du recul, -en position  » méta « , dirait-on en PNL-, chapeautant un peu et opérant la sélection en tenant compte des paramètres de l’impro.
Ça a commencé à devenir pratique mais j’avais encore la tête remplie de bruits.

Au final, j’ai la sensation que les 2 font une machine unique et que ce qui vient n’est pas une pléthore d’informations mais une ou 2 déjà pré-selectionnées par la…méta-pensée..? qui serait devenu, du coup la seule restant consciente… Je dis donc bien le premier truc qui me vient consciemment. Car, bien qu’il y ait effectivement sortie d’idées, la production d’idées en masse est retournée en mode inconscient. Comme avec n’importe quel apprentissage en somme. Je sais conduire une voiture, mais, quand je le fais, je n’ai pas la sensation de le faire. Je n’ai plus aucune pensée consciente concernant les ordres donnés à mes pieds ou à mes mains. Je ne me creuse même plus la tête sur l’analyse de la situation que mes yeux me transmettent… Je le fais. Point. Et ce faisant librement, je peux me concentrer sur la spécificité de la conduite quand il y a de la neige, où là, j’ai encore besoin d’être très concentré.

J’en suis à peu près là en impro.
Je ne sais pas si cette évolution était souhaitable.
Avec un peu de recul, je la trouve plutôt facilitante mais je l’imagine aussi un brin figeante…
Parce que l’inconscient fonctionne en pilote automatique.
Est-ce souhaitable d’être en pilote automatique en impro ? Pas sûr…
Il y a un instant, je pensais que l’étape suivante était de maîtriser les catégories pour être, là aussi, sans souci. Conduire sur neige, comme sous pluie, comme la nuit, comme le jour, sans se poser de question…
Hum… !  » maîtriser les catégories « , c’est bien gentil mais, en toute simplicité, maîtriser TOUTES les catégories ça prendrait une vie. Ou plusieurs…
Et puis, il y a peut-être un intérêt à ce qu’il en soit ainsi… ça oblige à prendre en compte une certaine nouveauté, à rester dans une certaine fraîcheur et dans le risque…
A faire de l’impro quoi !
Quand une équipe au complet se connaît bien sur une catégorie qu’elle a beaucoup travaillé, c’est… bluffant, la première fois. La 2e, encore un peu. A la 3e, ça sent le réchauffé et ça a un goût de figé… Je l’ai vu sur une équipe qui faisait ses impro chantées, systématiquement de la même manière. Une personne en avant scène, chœurs au fond, rythme établi par les chœurs et refrain par le soliste. La différence tenait au fond et au genre de la chanson. C’est déjà une différence à gérer, certes. C’était pas du pilote automatique à 100%… Mais sur 4-5 spectacles que j’ai vu, il y avait une chanson, voire 2,  par spectacle et un jour j’ai pensé, alors qu’ils se mettaient en place sur scène  » ça y est, ils nous refont le coup. » J’ai admiré le truc au début. Ça m’a vraiment paru splendide. Et j’ai bien pris note. Car, c’était quelque chose de techniquement très abouti… Mais, ce n’est pas la seule manière de faire une chantée…

A quel prix dire ou faire  » le truc qui va bien  » ?
Accélérer les pensées, oui, bien sûr. Passer en pilote automatique complet : pas possible et pas souhaitable à mon avis.
Trouver un juste milieu ?

Posted in Atelier, Impro et PNL/NLP, Refl'Action | Leave a Comment »

Ké-blo !

Posted by Phloem sur 25 février 2009

71127763Il arrive souvent que l’improvisateur-trice débutant-e « se bloque » et n’avance plus. Cette expression me semble assez juste…Car lorsqu’il-le ne trouve pas, ce n’est pas qu’il-le est entré-e dans un état avancé de transe méditative…Non, pas vraiment… C’est plutôt qu’il-le se bloque. Il-le s’auto-bloque. Il intercepte l’idée qui lui était premièrement venue. Ce n’est donc pas qu’il-le ne trouve pas, mais qu’il-le a trouvé et que ce qu’il-le a trouvé sort de son champ de possible.

Dit d’une autre manière, un peu plus simple : Une des difficultés, c’est d’accepter de lâcher prise sur la situation.

En thérapie, on dit parfois que les problèmes surviennent pour le client lorsque son conscient veut faire quelque chose que son inconscient aurait mieux fait. Et bien, un des défis de l’impro au début, c’est d’apprendre à ne pas faire. A ne pas être cohérent. A ne pas prévoir. A ne pas se limiter. A ne pas trouver le fil logique.

Et, au contraire, pour l’instant, prendre le premier fil venu.

Ce qui a pour effet d’élargir le champ des possibles.

Une option utilisable pour obliger à prendre le premier fil venu, c’est de réduire le temps de normalisation, le temps que passe la personne à filtrer ses pensées pour les faire rentrer dans le moule de l’acceptable.

En poussant à l’urgence.

Exemple d’exercices :

Faire commencer une impro à 2, l’interrompre lorsque les 2 participant-es ont des postures particulières en leur demandant de se fixer. Faire redémarrer immédiatement une impro qui n’a rien à voir. Agir ainsi plusieurs fois de suite.

Faire danser les participants sur une musique ad hoc. Interrompre la musique en figeant les participants et faire démarrer immédiatement une impro avec une sélection de 2 à 4 personnes particulièrement originales dans leur posture.

Dans ces deux handles, bien insister sur le fait que la posture est le point de départ et qu’il s’agira de la justifier ou de s’en servir pour faire quelquechose et qu’il faut qu’il y ait le moins de temps morts possible au moment de l’interruption.

Par l’urgence, on oblige à laisser faire celui qui sait déjà improviser, puisque c’est ce qu’il fait en permanence face aux situations nouvelles, l’inconscient.

La spontanéité n’est plus alors une qualité à acquérir ou à faire grandir mais une caractéristique déjà incluse à la base qu’il s’agit de dé-couvrir en la décortiquant des envies du conscient bien intentionné mais mal placé.

« Lorsque tu fermes ta main, elle peut contenir un peu de sable. Lorsque tu ouvres la main en t’endormant, elle contient tout le sable du désert. »

Proverbe persan (Ces proverbes de sagesse antique semblent toujours persans ou asiatiques de toute manière…Il n’y avait pas de sages gaulois ou wisigoths ? Y’a-t-il un sage auvergnat dans la salle ???)


Posted in Atelier, Exercices, Impro et PNL/NLP, Refl'Action, Uncategorized | 2 Comments »

Le Feed-Back

Posted by Phloem sur 5 février 2009

Se préparer :

Importance du climat de confiance et de respect mutuel. : Créer une bonne relation est un préalable indispensable avant de délivrer des informations. Mettez en place un climat de respect et confiance réciproques.
– Intention positive à l’égard de la personne recevant votre feedback signifie que vous souhaitez lui donner des informations utiles et surtout exploitables. Bienveillance.

Le délivrer :
Première couche de pain : Du positif précis et contextuel (Tu as bien tenu l’accent tout le long. C’est super de t’être souvenu que tu avais posé une tasse ici et d’y être revenu  sur la fin de l’impro, ça m’a donné la sensation que tu maîtrisais le décor.)

Couche du milieu : Ce qui peut être amélioré et si possible en donnant des pistes d’amélioration. (Par contre, tu aurais peut-être pu passer moins de temps à lui poser des questions car ça m’a donné l’impression que l’impro piétinait.)
Dernière couche : On dit ce qui est bien dans l’ensemble en prenant du recul, plus de perspectives (heureuses). (Je te sens à l’aise avec les personnages étrangers. L’impro était agréable à regarder car…

le-mc-feedback-redim

Des informations, plutôt que des appréciations. : Un feedback pour être utile doit être informatif. Les appréciations comme « Bravo, c’est bien » ou « Très intéressant! » sont sympathiques (et nécessaires!) mais ne disent pas en quoi la personne a bien fait et ne dit rien sur les pistes d’amélioration. Qu’est ce qui vous donne l’impression que « C’est bien ? »

Un bon feedback est limité.
Trop d’informations tuent l’information, c’est le problème de la dilution.
De plus, s’il y a trop de choses à dire (en amélioration à apporter) c’est qu’il y a un problème de cadrage, de positionnement : Le vrai truc à améliorer se trouve à un niveau au dessus, plus vaste.

Un bon feedback se fait au bon moment, au bon endroit.
Il faut que la personne puisse vous écouter dans de bonnes conditions et que soyez vous-même disponible, c’est un moment important, facteur d’améliorations et de compréhension réciproque.

Soyez clair, précis, compréhensible : Vérifier régulièrement que votre interlocuteur-trice a bien compris ce que vous avez dit.

Des pistes de progrès
: Un bon feedback doit proposer des pistes de progrès. Proposez, plus qu’imposez. En imposant vous créez des zones de résistance. Préfèrez que les personnes qui travaillent avec vous participent, proposent, suggèrent.

Le recevoir :

Ça tient en 2 mots : Fermez-la ! Vous écoutez et acquiescez sagement. La personne qui vous fait son retour a l’intention de vous faire progresser, éviter de lui barrez la route avec des « Oui mais… » ou des « En fait, je croyais que… ». Ce que dit la personne découle de son ressenti, de ses impressions, de son expérience. Quoiqu’elle dise, oui, c’est discutable. Et d’ailleurs, vous êtes libre de prendre seulement ce que vous voulez de ce qu’elle dit. Mais discuter avec elle reviendra très souvent à une discussion stérile où vous tenterez de vous justifier et, fait plus dommageable, en profiterez inconsciemment pour éviter de vous coltiner aux points à améliorer dans votre pratique en perdant du temps. Or l’amélioration c’est justement l’objectif du feedback. On vous prépare un sandwich de qualité, savourez-le et évitez de parler la bouche pleine.


Biblio et bases théoriques:
-Cet article est très inspiré par le cours de Technicien de l’IFHE .

Posted in Atelier, Impro et PNL/NLP, Refl'Action | 2 Comments »

Synchronisation.

Posted by Phloem sur 20 décembre 2008

Cette article de Cid (sur le blog multi-auteurs Le Caucus), bien inspiré par Dan Diggles vous éclairera sur les 2 stratégies qui sous-tendent les improvisations : L’impro-gag et l’impro-récit (ou impro narrative). Du nom du ressort utilisé afin élaborer l’impro.
A découvrir sur Le Caucus donc…
Bien qu’en terme de technicité, je pense qu’elle vaut l’impro gag (mais sur des techniques différentes.), j’ai une certaine préférence pour l’impro-récit…
J’attire votre attention sur l’idée de Cid (et de Diggles :-) ) que l’impro-récit  » se fonde sur la capacité des joueurs à entrer en connexion entre eux, par le biais de leur inconscient […] pour former un inconscient collectif. »
En PNL, on parlerait « d’établir le rapport. » et en hypnose ericksonienne de « se mettre en synchronisation. »
Les propositions faites pour favoriser cela en jeu rejoignent d’ailleurs certaines des choses à faire pour se mettre en synchro avec quiconque : Laisser exprimer sa propre intuition et être d’accord avec son partenaire le plus souvent possible.

Et hop!La synchronisation, c’est entrer dans la réalité de la personne avec qui vous êtes afin de la partager. Et pour ce faire, rien de plus simple, ça tient en un mot : mimétisme !
Les synchronisations verbales (mots contenus dans les paroles), paraverbales (manières de parler) voire posturales paraissent difficiles à mettre en place au théatre…Prendre la même position que le partenaire le plus souvent possible…Mouaif…Au mieux c’est un choix de mise en scène mais pas une technique de mise en communication fine des comédien-nes…
Par contre, des technique de synchronisation moins flagrantes peuvent être employées. Et ce qui me paraît essentiel, ce sont, pour simplifier, les rythmes…
Calquer son rythme respiratoire sur celui de son-sa partenaire.
Clignez des yeux juste après lui-elle.
Marcher en posant son pied en même temps.
Outre le fait que ça puisse être visuellement chouette si on le montre, ça a une efficacité surprenante. D’autant que ça développe un certains nombre de compétences liées à l’Ecoute.

La synchronisation est un truc que les personnes en connivences ( amis, amoureux,…) font naturellement. La vie quotidienne est d’ailleurs un bon endroit pour s’y entraîner.  Au bout d’un moment (Moi, ça m’a pris quelques semaines quand même…), c’est quelque chose que vous ferez sans plus y penser dès lors que vous serez dans une situation où vous aurez l’intention d’être en synchro.

Certains exercices d’atelier sont aussi des entraînements à la synchro. En échauffement de match, c’est particulièrement utile lorsqu’il s’agit de jouer avec des partenaires connu-e-s depuis peu !

La Conspiration : En binôme, avec une main sur le ventre du partenaire qui respire profondément, la personne respire de la même façon.
L’Epi de la conspiration : En groupe, chacun-e, couché-e, a sa tête sur le ventre du-de la précédente, ce qui peut donner une forme d’épi, conspire avec lui-elle. Il s’agit de mettre le groupe en synchro.

Le mot lancé : En cercle, tout le monde montant et descendant le bras en rythme et en même temps, mimant l’auguste geste du semeur (tout  le monde n’est pas d’accord sur cette interprétation. Un groupe d’impro de ma connaissance ne fait plus cette exercice, prétextant qu’il fait mimer une activité manuelle lubrique sur la personne d’un mammouth imaginaire… A vous de voir.)  La parole circule dans le groupe de proche en proche. Et à chaque fois qu’une personne doit prendre la parole, lorsque son bras est au sommet de sa course, elle énonce un mot en association d’idée avec le mot précédent.

Le miroir : En binôme, l’un-e en face de l’autre, une personne est désignée miroir de l’autre et la suit dans ses mouvements. Puis, le miroir commence aussi à faire des propositions, suivie par l’autre. Extérieurement, on ne doit, en fait, jamais percevoir ni leader, ni dissonance.
Le tai-chi en cercle : En groupe, en cercle tourné vers l’intérieur, tout le monde accomplit le même geste lentement sans qu’aucune personne ne soit désignée comme leader.
Les bâtons à 2 : Voir l’article dédié.

Et sans un mot!Les exercices à 2 sont particulièrement frappants car on en vient à être incapable de dire si on s’est accordé sur l’autre ou bien si c’est le contraire. En fait, on en vient, en toute liberté, à faire le même choix que l’autre au même moment, et réciproquement. Bien sûr, avant de faire ce choix, on aurait bien été incapable de dire que l’autre allait faire la même chose. Ce n’est pas de la lecture de pensée!!!
C’est juste que, quelque part, ça connecte.
Et comme dit Yvan Ponton, l’arbitre vedette de la LNI : « Le bonheur, c’est 2 joueurs qui connectent, 2 joueurs qui, vraiment, sont ensembles et puis qu’il y’a la sauce qui prend… »
Alors faites monter la mayo!

Biblio et bases théoriques :
Lockert « Hypnose« , IFHE Editions, 2003
-Blog Le Caucus

Posted in Atelier, Exercices, Impro et PNL/NLP, Refl'Action, Spectacle | 2 Comments »

Compétence. En un seul mot.

Posted by Phloem sur 19 décembre 2008

Après les 4 premiers cours débutants, mes élèves arrivent à ce stade particulier où ils-elles sont en demande par rapport à des capacités spécifiques…

En PNL, on décrit des grandes phases à l’apprentissage.
On est d’abord Inconsciemment Incompétent. : C’est le-la débutant-e qui ne mesure pas encore l’ampleur du travail à réaliser « Trop facile! »
Puis ensuite Consciemment Incompétent. : C’est le-la débutant-e qui vient d’essayer « Trop dur en fait! »
Et ensuite Consciemment Compétent. : C’est la personne expérimentée « J’suis trop bon! »
Et enfin Inconsciemment Compétent. : C’est la personne expérimentée qui, ayant entretenu ses compétences régulièrement les a automatisé « Facile en fait! »
Une étape suivante, Consciemment Compétent, est parfois rajoutée.  C’est ce que redeviendrait l’enseignant capable de décortiquer ses propres réflexes « Facile ou pas, ça s’apprend. »

Mes élèves expérimentent en ce moment  -Ô rage! Ô désespoir!-  leurs propres incompétences…
Dans le domaine qui nous intéresse, (L’impro pour ceux qui n’auraient toujours pas compris… :-) ), il est d’ailleurs judicieux de farfouiller dans l’étymologie du mot « compétence » : competentia, Proportion, Juste rapport.
Car une bonne part du travail d’entraînement en improvisation théâtrale vise à faire retrouver le naturel enfoui sous l’éducation et les croyances limitantes. En quelques sorte, il s’agit de retrouver un juste rapport à soi, à ses capacités réelles, s’octroyer une dose de liberté à la proportion de ce que permet vraiment la situation.
Si on se fie au sens premier du mot, l’impro consiste donc, littéralement, à augmenter sa compétence.

Pour revenir à mes élèves, ils-elles sont en train de passer du stade « J’y arriverai jamais, c’est trop dur » à un autre où ils-elles prennent conscience de certaines facilités qu’ils-elles ont et de ce qui leur manque pour être plus à l’aise. Ils-Elles commencent à comprendre qu’il en savent plus que ce qu’il-elles croyaient savoir.
L’espoir renaît : Ils ne sont pas si nuls!!!
Ce que je leur avais bien dit mais ils-elles ne m’avaient pas cru.
Rien de vaut une bonne expérience.
Maintenant, je vais me taire et les laisser ramer.
ça leur apprendra.
Littéralement.

Biblio et bases théoriques :
Lockert « Hypnose Humaniste« , IFHE Editions, 2006
Wictionnaire

Posted in Atelier, Debriefing, Impro et PNL/NLP, Refl'Action | Tagué: , , | Leave a Comment »